Construire une vision long terme : comment Julien JEREMIE a bâti Hardloop malgré les doutes
Quand on regarde le parcours de Julien JEREMIE aujourd’hui, on pourrait facilement résumer son histoire en quelques lignes : cofondateur de HARDLOOP, une entreprise qui a atteint plusieurs dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, passée par la finance, structurée, solide.
Mais ce résumé est trompeur.
Parce qu’il donne l’impression que tout s’est enchaîné de manière logique. Comme si les choses avaient été claires dès le départ. Comme si la trajectoire était presque évidente.
Quand on prend le temps d’écouter Julien, on comprend rapidement que ce n’est pas du tout le cas.

Une construction discrète
Julien ne commence pas avec une posture d’entrepreneur. Il commence avec quelque chose de beaucoup plus discret : une forme de retrait, de timidité, presque une tendance à rester en arrière. Il se décrit lui-même comme quelqu’un qui observe, qui réfléchit, qui imagine beaucoup, mais qui ne prend pas forcément toute la place.
Et pourtant, déjà enfant, il y a quelque chose qui se construit.
Pas une ambition claire, pas un plan structuré, mais une manière de regarder le monde. Une curiosité pour comprendre comment les choses fonctionnent. Pourquoi certaines réussissent, pourquoi d’autres s’arrêtent. Ce n’est pas tant l’argent qui l’intéresse que les mécanismes derrière. Les décisions. Les trajectoires.
Très jeune, il lit la presse économique. Non pas pour se projeter dans une carrière précise, mais parce que ça lui donne une grille de lecture. Une façon d’anticiper, de relier les points, de se dire que derrière chaque résultat, il y a une suite de choix.
Avec le recul, c’est déjà une forme d’apprentissage entrepreneurial. Mais à ce moment-là, rien n’est conscient.
Le passage à l’action
Le premier vrai basculement ne vient pas d’une idée de business. Il vient d’une situation.
Un job étudiant, qui l’oblige à sortir de sa zone de confort. À parler. À agir. À se confronter au réel.
Pour quelqu’un de timide, c’est violent. Mais c’est aussi structurant.
C’est là qu’il comprend quelque chose que beaucoup mettent des années à intégrer : la confiance ne vient pas avant l’action. Elle se construit pendant.
Ce n’est pas parce qu’on se sent prêt qu’on agit. C’est en agissant qu’on devient capable.
Chercher sa place
Avant HARDLOOP, Julien ne trouve pas immédiatement sa place. Il passe par plusieurs expériences, à la fois dans l’entrepreneuriat, en banque d’affaires, puis en fonds d’investissement. Sur le papier, ces étapes sont cohérentes. Elles construisent des compétences, donnent une lecture du monde économique, permettent de monter en niveau.
Mais intérieurement, il manque quelque chose.
Ce n’est pas une question de capacité. C’est une question d’alignement.
Et souvent, cet alignement ne se joue pas sur des critères visibles. Il se joue dans les relations humaines, dans la manière de travailler, dans le sens qu’on donne à ce qu’on fait au quotidien.
C’est une sensation diffuse, difficile à expliquer, mais impossible à ignorer longtemps.
Construire dans l’inconnu
Quand HARDLOOP démarre, rien n’est vraiment figé. Il n’y a pas de plan parfait, pas de maîtrise totale. Il y a surtout une envie de construire quelque chose de concret, et d’apprendre en avançant.
Les débuts sont simples, presque rudimentaires.
Ils préparent les colis eux-mêmes. Ils écrivent des mots à la main. Ils gèrent chaque détail. Il n’y a pas encore de structure solide, pas de process optimisé. Il y a surtout une implication totale.
Et c’est souvent là que se joue une partie importante de l’histoire : dans ces moments où rien n’est visible, où tout repose sur l’engagement quotidien.
Ce que la croissance ne montre pas
Avec le temps, l’entreprise grandit. Le chiffre d’affaires augmente. La structure se développe. Mais cette progression masque une réalité beaucoup moins visible.
Les premières années sont marquées par des erreurs, des tensions, des décisions difficiles. La gestion de la trésorerie devient un sujet concret, parfois urgent. Certaines orientations doivent être corrigées. Des choix doivent être assumés alors même que toutes les informations ne sont pas disponibles.
C’est une phase exigeante, souvent sous-estimée.
Parce qu’à l’extérieur, on ne voit que la croissance. À l’intérieur, il y a une succession de problèmes à résoudre.
Julien le dit simplement : son métier, c’est de résoudre des problèmes.
Apprendre à voir clair
Avec le temps, quelque chose évolue dans sa manière de fonctionner.
Il développe une forme de lucidité. Une capacité à regarder les situations sans se raconter d’histoire. À reconnaître ce qui ne fonctionne pas. À ajuster plus vite.
Parce qu’au fond, le danger n’est pas de se tromper.
Le danger, c’est de rester accroché à une version de la réalité qui n’existe plus.
Cette capacité à ne pas se mentir devient une compétence centrale.
La réalité de l’entrepreneuriat
Contrairement à une idée répandue, entreprendre ne lui donne pas une sensation de liberté immédiate. Au contraire.
Cela apporte une responsabilité constante. Des décisions à prendre. Des conséquences à assumer. Une pression qui ne disparaît jamais vraiment.
Mais avec le temps, il apprend à naviguer avec ça.
À accepter que les moments de doute fassent partie du chemin. À comprendre que la fatigue, les phases de découragement, les moments où l’on craque ne sont pas des anomalies, mais des passages.
Ce qui compte, ce n’est pas de les éviter.
C’est de savoir revenir.
Construire avec et pour les autres
Dans tout ce qu’il construit, il y a une dimension qui revient régulièrement : l’humain.
HARDLOOP n’est pas uniquement une structure économique. C’est aussi une équipe, une culture, une manière d’interagir.
Et dans cette culture, une valeur prend une place particulière : la bienveillance.
Pas comme un mot. Comme une pratique concrète. Dans la manière de travailler, de décider, d’échanger.
Parce qu’au fil du temps, il devient évident que ce sont les relations humaines qui tiennent l’ensemble.
Redéfinir la réussite
Quand on lui parle de réussite, Julien ne répond pas en parlant de chiffres.
Il parle d’alignement.
Être capable de regarder ce qu’on construit et de s’y reconnaître. De se dire que les choix faits, même imparfaits, ont du sens. Et d’accepter que cet alignement implique des renoncements, des arbitrages, des sacrifices.
Ce qui tient vraiment dans le temps
Dans son parcours, il y a un élément qu’il considère comme fondamental : sa relation de couple.
Une stabilité construite dans le temps, malgré les phases d’incertitude, malgré la pression.
Parce que derrière chaque trajectoire entrepreneuriale, il y a toujours des équilibres invisibles.
Une vision qui dépasse le business
Aujourd’hui, HARDLOOP continue de se développer, avec une ambition claire de croissance.
Mais au-delà des objectifs économiques, il y a une intention plus simple : reconnecter les gens à la nature.
Remettre du mouvement, du concret, du réel dans des vies souvent très digitalisées.
Commencer, simplement
S’il devait résumer ce qu’il a appris, ce ne serait pas une méthode.
Ce serait une direction.
Commencer.
Pas parfaitement. Pas quand tout est prêt. Pas quand on se sent légitime.
Juste commencer.
Parce que c’est dans le mouvement que les choses prennent forme.
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